"23° conférence annuelle du RESER 19-21 septembre 2013 Aix en Provence"

" Retrouver la croissance par les activités de services "

 

En Europe, dans beaucoup de pays et dans la plupart des secteurs, la croissance a disparu, au mieux s’est-elle ralentie. La crise des dettes publiques et les grands désordres bancaires et monétaires portent une large part de responsabilité dans ces difficultés. Cependant, comme dans toutes les crises majeures, une rupture est à l’œuvre dans le fonctionnement de l’économie et des affaires. Les préoccupations tournées vers la recherche des causes ne doivent pas faire oublier les dimensions technologiques et entrepreneuriales de cette rupture.

Dans ce contexte, les recherches sur les services peuvent apporter de nouveaux éléments au débat sur le développement économique car elles s’appuient sur l’observation d’entreprises qui veulent créer de la valeur par les services, quel que soit le secteur d’activité auquel elles sont rattachées. L’hybridation industrie-services et le phénomène de tertiairisation rencontré dans l’industrie trouvent leur pendant dans l’approche des services par l’ingénierie, par la pratique de la modélisation et de la simulation, à la fois pour les produire, mais aussi pour interagir avec les clients.

Cette conférence devra donc être un lieu d’analyse et de débat autour de travaux novateurs montrant le rôle et l’impact des services dans la croissance économique, tout en mettant en valeur les spécificités des services dans les aspects interactionnels de la relation-client. Les chercheurs en gestion, économie, sociologie, géographie ou d’autres disciplines sont invités à présenter des recherches qui explorent et développent une compréhension multidisciplinaire de ces enjeux : les propositions fondées sur l’analyse des travaux de recherches, les études conceptuelles, les recherches empiriques, utilisant les méthodes qualitatives ou quantitatives, sont les bienvenues. Nous proposons d’organiser cette conférence autour des cinq thèmes suivants, mais des propositions transversales sont aussi attendues avec intérêt :

-       Emplois de services, gestion des ressources humaines et productivité

-       De l’innovation de service à l’innovation selon une logique dominante de service (SDL)

-       Nouveaux services, services en réseau et nouvelles organisations de service

-       L’internationalisation : nouvelle frontière pour le développement des services

-       Les activités de services et la restructuration urbaine et régionale

1)   Emploi de services, gestion des ressources humaines et productivité

Une transformation majeure dans le rythme de croissance est en train de s’opérer qui affecte prioritairement la productivité. Les pays développés ont du mal à mobiliser efficacement leur main d’œuvre comme en témoigne l’importance du chômage dans les pays de l’OCDE. Faute de moyens, du fait de la baisse des marges ou des débouchés, les entreprises n’investissent plus autant dans de nouveaux équipements pour accroître leur efficacité. La croissance dépend donc crucialement de la productivité du travail. Dans les services, le ralentissement général des gains de productivité est attribué à de multiples causes, mais il est admis que les gains de productivité issus des technologies de l’information et de la communication ne sont plus aussi substantiels qu’au cours des deux décennies passées.

En matière de management, la donne change aussi. Les organigrammes hiérarchiques hérités du XIXème siècle sont confrontés à des organisations plus flexibles où les salariés retrouvent plus de marges de manœuvre, tout en étant fortement responsabilisés sur les résultats.Dans les services aux ménages, le maintien des gains de productivité repose sur la capacité des entreprises à mobiliser leur main d’œuvre, à faire monter en compétences les prestataires, à développer une relation-client conviviale avec un lien réel entre personnel et clients, mais aussi à créer des parcours-client courts et efficaces. Dans les services intensifs en connaissance, les compétences en communication, interaction et négociation deviennent de plus en plus cruciales à mesure que ces activités se développent. Dans la plupart des services, la standardisation des tâches nécessite une réorganisation des activités qui peuvent être automatisées et centralisées. Enfin, les stratégies d’innovation dans les services imposent une gestion des ressources humaines particulière afin de sélectionner les bons profils, capables de communiquer en interne comme en externe, afin aussi de bâtir un système de rémunérations récompensant la créativité.

Les situations de l’emploi dans les services sont donc nombreuses et variées. Nous attendons des communications sur les thèmes suivants :

-       Situation de la productivité dans les services, du secteur public ou du secteur privé.

-       Evolution de l’emploi dans les services, en contexte de croissance et de récession.

-       Design des emplois de service dans des situations d’interaction.

-       Relation entre recrutement et développement de compétences spécifiques.

-       Intégration de la gestion des ressources humaines dans les politiques d’innovation de service.

-       Relation entre performance et formation, pour des tâches basiques ou avancées de service.

2)   De l’innovation de service à l’innovation selon une logique dominante de service (SDL)

Les recherches sur l’innovation dans les services se sont progressivement dégagées du modèle technologique ou industriel de l’innovation et ont mis à jour les spécificités de l’innovation dans les services. Ce courant de recherche a fait l’objet de plusieurs programmes de recherche RESER et de présentations nombreuses dans les ateliers des conférences RESER. Il est susceptible de connaître un enrichissement conceptuel avec la nouvelle approche dite « Service-Dominant Logic » qui s’intéresse aux services moins comme une catégorie d’activités que parce qu’ils seraient représentatifs d’une perspective nouvelle pour créer de la valeur. Cette vision qui trouve son fondement dans les concepts de valeur d’échange et de valeur d’usage, s’intéresse au design des processus de fabrication et de vente. Elle va bien au-delà, car elle situe la source de création de valeur dans la capacité à reconnaître et à répondre aux besoins des consommateurs. Cette perspective en management des affaires renoue avec les premiers travaux sur l’économie des services, conduits dès les années 1980 dans le cadre de l’Association de Genève et se trouve aussi affiliée aux préoccupations de développement durable et à leurs applications.

Ce sous thème vise ainsi à réunir des chercheurs qui proposent d’analyser le lien entre ces deux thématiques clés : l’innovation et les services. Ce lien peut être traité selon diverses approches, d’une part, les services peuvent être appréhendés comme étant la source de l’innovation ; d’autre part, l’innovation peut être présentée comme le moyen de renouveler les services et les processus de production des prestations. Nous invitons également les chercheurs à s’interroger sur la pertinence de la « Service-Dominant Logic ». Les études qui explorent et développent une compréhension multidisciplinaire de ce lien seront accueillies, y compris la sociologie, l’économie, et la géographie. Les revues de littérature, les études conceptuelles, empiriques, qualitatives, quantitatives ou mixtes seront appréciées.

La question de la mesure de l’innovation dans les services a progressé en liaison avec les développements conceptuels de ce thème, mais demeure encore inaboutie. Elle pourra faire l’objet de communications conceptuelles et empiriques. L’évaluation des politiques locales d’innovation est directement liée à cette problématique de la mesure. Plusieurs programmes européens y ont été consacrés au niveau régional et des données concernant l’innovation dans les services sont normalement disponibles aux niveaux national et régional. Des mesures plus fines deviennent cependant impératives, car c’est à un niveau plus local que les stratégies de cluster sont implémentées : nous attendons des communications qui analysent la performance de ces politiques.

Des communications sur les thèmes suivants ou sur des thèmes proches sont donc attendues :

-       Les services comme source d’innovations.

-       L’innovation comme moyen pour renouveler l’organisation des services et améliorer leurs processus de production.

-       La pertinence de la logique dominante de service comme nouvelle approche conceptuelle et empirique.

-       La mesure de l’innovation de service et l’évaluation de la performance des politiques publiques visant à la développer.

-       L’impact de la révolution numérique sur l’innovation dans les services.

3)   Nouveaux services, Services en réseau et nouvelles organisations de services

Les difficultés actuelles ont aussi des racines technologiques. La numérisation touche des pans entiers d’activité. Elle présente tous les caractères d’une révolution qui impacte toutes les entreprises, mais pas à la même vitesse, ni avec la même ampleur. La numérisation de l’économie est aussi le champ privilégié d’émergence de nouveaux entrepreneurs et de nouvelles organisations. Elle englobe le secteur traditionnel des technologies de l’information et de la communication (TIC), éditeurs de logiciels, sociétés de services informatiques et de télécommunications, mais aussi le secteur de l’Internet et des industries créatives. L’économie numérique trouve aussi un développement surprenant dans la robotique des services, la simulation et les modèles d’interaction qui ont été regroupés sous le terme de « Service Science ». L’ingénierie de service intègre les structures, les processus et les compétences pour délivrer des services innovants au plus grand nombre, dans les meilleures conditions de fiabilité. Les relations avec les fournisseurs évoluent, les « supply chains » se transforment en plateformes dont tous les partenaires peuvent tirer profit.

Ces nouveaux services sont portés par des entrepreneurs qui affrontent les difficultés traditionnelles de la création d’entreprise, mais qui doivent, en outre, développer des compétences interactives car de nombreux services sont proposés en réseau sous forme d’alliances plus ou moins formalisées. Le travail en réseau permet d’obtenir des ressources et des moyens complémentaires et d’améliorer la rentabilité. Une écoute attentive des besoins des clients peut également faire naître des marchés lucratifs et des entreprises prospères, même dans des secteurs traditionnels. La diversification fait partie aussi des leviers à actionner car elle ouvre de nouveaux horizons et permet, en cas de succès, de doper le chiffre d’affaires.

Les entrepreneurs « low cost » démontrent que les réservoirs de productivité restent considérables dans les services. Une offre totalement repensée et une organisation plus efficace en fournissent la clé : la simplicité de l’offre est un facteur de réduction des coûts et le gage d’un prix bas pour le consommateur. L’organisation se concentre sur les emplois en relation directe avec le service, aboutissant à la réduction des hiérarchies. L’usage d’Internet est généralisé. La question se pose de savoir si cet avantage consommateur va s’émousser avec le temps et avec le développement de la bureaucratie nécessaire pour gérer le succès. Comme dans le commerce, on peut se poser la question de savoir s’il existe une cyclicité de l’impact des nouveaux services : les avantages qui ont permis la à l’entreprise de percer ne risquent-ils pas de disparaître sous les coups de l’embourgeoisement et de la bureaucratisation des opérations.

Nous attendons pour ce thème, centré sur l’entreprise dans ses relations avec son environnement, des communications portant, entre autres, sur :

-       Les facteurs clefs de succès des nouvelles entreprises et des nouvelles organisations de service, telles que les réseaux de franchise, les alliances coopératives ou stratégiques.

-       La réorganisation de la logistique des relations industrielles.

-       Les nouvelles approches organisationnelles fondées sur la modélisation et l’ingénierie des services.

-       Le développement des marques de services en liaison avec le management des réseaux de services.

4)   L’internationalisation : nouvelle frontière pour le développement des services?

Une des principales acquisitions des années 1990 a été la reconnaissance de l’importance du commerce international des services. L’Accord général sur le commerce des services (GATS), l’Accord nord-américain de libre échange (ALENA), la volonté de constituer en Europe un grand marché pour les services et la dérégulation consécutive des services privés et publics, ont montré l’existence d’un commerce international des services et de règles pour l’organiser ou limiter l’impact des barrières existantes. Un large intérêt se manifeste pour étudier l’internationalisation des services, que ce soit sous l’angle de sa dimension stratégique pour les entreprises de services ou sous celui des problèmes théoriques ou statistiques posés par les services dans le commerce international. Cet intérêt se voit, de nos jours, amplifié par la nouvelle donne créée par le développement des technologies de l’information et de la communication. Ces technologies accroissent considérablement les potentiels du commerce des services et favorisent les processus d’internationalisation des entreprises de service. Grâce à elles, dans certains secteurs, même les plus petites firmes de service peuvent atteindre des marchés éloignés, les prospecter virtuellement et délivrer leurs prestations avec des investissements limités et sans engager beaucoup de coûts de déplacement. Ces technologies permettent aussi un contrôle plus facile des procédures établies avec des partenaires étrangers ou des filiales ainsi que des échanges d’information plus souples, nécessaires à la mise en œuvre de ces procédures.

Cependant, tous ces mouvements n’ont pas complètement libéralisé le commerce international des services dans tous ses aspects. De plus, la connaissance du commerce international des services et de l’internationalisation des entreprises reste limitée du fait de l’imprécision des statistiques. Les données élaborées à partir des balances de paiement ne fournissent qu’une vue partielle de ces questions. Par ailleurs, les études de cas approfondies portant sur des entreprises de services internationales demeurent relativement rares.

Nos objectifs sur ce thème sont multiples et portent, entre autres, sur :

-       La question complexe de la mesure du commerce international des services et des processus d’internationalisation des entreprises de services.

-       La question de la régulation de ce commerce international et les perspectives ouvertes par la création de grands marchés de services dans les unions économiques régionales.

-       Les stratégies internationales des entreprises de services aux entreprises et des services aux consommateurs finals, leurs avantages comparatifs, leurs pratiques de réseautage, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, les changements apportés aux services offerts à l’international.

-       Le rôle des marques dans les processus d’internationalisation des entreprises.

-       La question des modes d’entrée comme élément déterminant de l’expansion internationale, particulièrement les modes d’entrée fondés sur les accords coopératifs tels qu’ils émergent dans la nouvelle économie de l’Internet et des réseaux comme la franchise.

5)   Les activités de service et la restructuration urbaine et régionale

La relation entre les activités de services, le renouveau de l’économie et la restructuration urbaine et régionale est un thème comportant plusieurs dimensions. Les liens locaux entre les services et l’industrie manufacturière sont essentiels pour bâtir des clusters, conforter les réseaux d’innovation et développer l’innovation. Beaucoup de régions ont essayé d’établir des politiques régionales d’innovation dans cette optique. Leurs résultats restent souvent mitigés parce que la demande locale en services, particulièrement en services intensifs en connaissance, peine à rencontrer une offre locale compétitive. Ces déficits localisés en services aux entreprises freinent non seulement l’innovation mais aussi le développement international des industries, car les industriels ont besoin de services supports pour être efficace à l’international.

Les recherches sur le développement urbain ont montré les relations entre la croissance urbaine et la localisation des activités de services. L’urbanisation et la tendance à la tertiairisation des économies urbaines sont assez générales, mais toutes les villes ne disposent pas des mêmes atouts pour le futur. Les services aux entreprises, particulièrement les services supérieurs intensifs en connaissance, apparaissent clairement comme les moteurs de la croissance économique des plus grandes métropoles, mais dans le même temps, ils peuvent venir freiner le développement de villes secondaires qui ont plus de mal à les attirer.

Le développement économique n’est pas seulement une question d’entreprises et d’emplois mais aussi le résultat de l’existence de villes où des gens aient envie de vivre. La dimension physique des villes est toujours une question extrêmement importante qui dépend de l’organisation des villes et de leurs infrastructures : la proximité, les interactions en face-à-face avec des partenaires d’affaires demeurent nécessaires à l’efficacité économique mais elles requièrent, tout comme les navettes domicile/travail, des systèmes de transports urbains toujours plus efficaces. Le zonage, les densités urbaines, la congestion de la circulation, les émissions de gaz à effet de serre sont des questions de première importance pour les responsables urbains, mais aussi pour les citadins qui décideront de plus en plus de leur propre localisation en prenant ces critères en considération. Les activités de services sont au cœur de ces questions parce qu’elles sont partie intégrante du management de l’économie des villes et qu’elles constituent un levier puissant pour attirer les personnes et les entreprises.

La conférence doit être une opportunité pour présenter des contributions traitant par exemple :

-       Des analyses de clusters performants pour l’innovation, aussi bien que des études régionales de localisation de services en liaison avec la localisation de l’industrie manufacturière et fondées sur des données récentes.

-       Le niveau régional de l’analyse sera aussi privilégié pour analyser l’efficacité des politiques d’innovation soutenues par l’Union européenne, politique autonome ou en partenariat avec des autorités nationales, régionales ou locales.

-       De nouvelles analyses de développement des villes et de la concurrence inter villes pour attirer les hautes qualifications et les entreprises.

-       L’importance des mouvements de centralisation et de décentralisation affectant les activités de services à l’intérieur des frontières nationales

-       Des études reliant les activités de services aux problèmes urbains, à l’économie verte et à la problématique du développement durable.

Modalités de proposition des communications et dates importantes.

Les communications acceptées devront obligatoirement être présentées à la conférence et seront publiées dans les actes de la conférence. Un certain nombre de communications sélectionnées seront publiées dans un numéro spécial du « Service Industries Journal » et dans un numéro spécial de la revue « Economie et Société, série Economie et Gestion des services ».

Les communications doivent impérativement être rédigées et présentées en langue anglaise ou en français. Les dias (powerpoint) présentées à l’appui des communications seront rédigées en anglais.

Les soumissions des résumés et des communications devront être faites électroniquement en utilisant l’application de soumission disponible sur le site Internet : www.reser2013.fr. Le format des propositions et des textes des communications devra respecter le guide de présentation.

Ce congrès peut constituer une opportunité intéressante pour les doctorants qui peuvent candidater au "Founders' members award"

Date

Evènement

26 mai 2013

Date limite pour la soumission des résumés 

20 juin 2013

Notification aux auteurs de l’acceptation de leur proposition

18 août 2013

Date limite pour la soumission des communications

 

 

   
   
   
   
 

Les papiers acceptés doivent être présentés à la conférence, ils seront publiés dans les actes de la conférence ou invités à une présentation dans un numéro spécial du “Service Industries Journal” et /ou d'  “Economie et Sociétés – série Economie et Gestion des Services”. SIJ publish one theme issue from the yearly RESER conferences and to which authors may submit their manuscripts.

 

 www.reser2013.fr

Comité scientifique

President : Marie Christine Monnoyer, CRM, Toulouse  Capitole University, (France),

Serge Amabile, Aix Marseille University, CERGAM, Aix en Provence, (France)

Isabelle Bouchardy, LERASS EA 827, UTMP, Université Paul Sabatier Toulouse 3 (France),

Pedro Costa, DINAMIA'CET-IUL, ISCTE - University Institute of Lisbon (Portugal)

Peter Daniels, University of Birmingham, (UK)

Faïz Gallouj, Faculté de sciences économiques et sociales, Lille (France)

Brita Hermelin, Centre for Municipality Studies (CKS), Linköping University, (Sweden)

Gisela di Meglio, Department of Economic Analysis II, Universidad Complutense de Madrid (Spain)

Céline Merlin Brogniard, Faculté de sciences économiques et sociales, Lille (France)

Jean Louis Moulins, Aix Marseille University, Aix en Provence, (France)

Jose Luis Navarro,  University Hospital Virgen de las Nieves – Granada (Spain)

Gilles Paché, Aix Marseille University, Cergam Aix en Provence, (France)

Jean Philippe, Aix Marseille University, Cergam Aix en Provence, (France)

Luis Rubalcaba, University of Alcalá, Madrid, (Spain), Visiting Fulbright Scholar at Boston University, United States)

 Grete Rusten, University of Bergen,  Board member Bergen Teknologioverføring AS (a TTO)

Maria Savona, SPRU Science and Technology Policy Research University of Sussex (UK ) and Faculty of Economics and Social Sciences University of Lille 1 (France )

Alexander Scheltz, Fraunhofer IAO, Stuttgart (Germany

Markus Scheuer, Rheinisch-Westfälisches Institut für Wirtschaftsforschung, Essen, (Germany)

Metka Stare, Faculty of Social Sciences, University of Ljubljana (Slovenia)

Patrik Ström, School of Business, Economics and Law, University of Gothenburg, Göteborg, (Sweden)

Jon Sundbo, Université de Roskilde (Denmark)

Laurentiu Tächiciu, Bucharest University of Economic Studies, (Romania)

Marja Toïvonen, VTT Technical Research Centre and the Department of Industrial Engineering and Management of Aalto, (Finland)

Pour les détails de l'inscription www.reser2013.fr

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Authors: Brigada